Nouvelle gouvernance

L’organisation suisse des lesbiennes (LOS) a une nouvelle secrétaire générale

Dès le 1er septembre 2017, la LOS connaîtra une nouvelle répartition interne

La LOS a engagé une nouvelle secrétaire générale pour la Suisse alémanique en la personne de Anna Rosenwasser. Avec un taux de 60 %, elle sera chargée des médias, de la communication et de la représentation de la LOS en Suisse allemande.

Barbara Lanthemann gardera le secrétariat général pour la Suisse romande avec un taux adapté aux besoins, ceci afin de maintenir le lien et les contacts importants tissés au fil des années. La Suisse italienne est quant à elle représentée par la co-présidente Domenica Priore.

Les deux secrétaires générales travailleront étroitement ensemble avec pour objectif une représentation de toutes les régions et sensibilités au sein de l’organisation.

Le 28 octobre prochain, l’organisation suisse des lesbiennes organisera un symposium, donnant ainsi un signal important pour l’avenir de la LOS. Nous espérons ainsi, avec la participation du plus grand nombre possible de personnes, construire et proposer un projet pour l’avenir de la LOS.

La LOS participera également à l’European Lesbian Conference qui se tiendra début octobre à Vienne.

La LOS poursuivra son action politique et s’engagera ces prochains semaines et années pour la mise en œuvre de l’égalité de traitement en faveur des lesbiennes*, que ce soit au travers de l’ouverture du mariage civil pour toutes et tous, d’une politique familiale égalitaire et d’une protection juridique effective contre les discriminations qui tienne compte aussi des femmes homosexuelles.

La nouvelle secrétaire générale se présente:

© Photo David Rosenthal

Mon nom est Anna Rosenwasser, j’ai 27 ans et je vis à Zurich.

C’est en tant que journaliste que j’ai gagné ma vie ces dernières années : mes thèmes de prédilection étaient le féminisme, la culture et la région de Schaffhouse, où j’ai grandi. Mon intérêt pour la question du genre m’a menée vers l’association des jeunes LGBT Milchjugend, au sein de laquelle je m’engage pour différents projets. Ces derniers jours, je termine le dernier semestre d’études en sciences politiques à l’université de Zurich.

Être active au sein de la LOS fait sens pour moi dès lors que je souhaite rendre plus visibles les femmes qui aiment les femmes : dans les médias, dans la politique, et au sein de la communauté. Si nous ne sommes pas hétéros, au moins sommes-nous hétérogènes !

La secrétaire générale pour la Romandie reste en place

© Photo R. Mudry

Je suis active au sein de la LOS depuis 2008. D’abord comme secrétaire romande, puis, dès le 1er décembre 2012, en tant que secrétaire générale au niveau national. Mon engagement politique m’a conduite au parlement valaisan où j’ai siégé en tant que députée de 2013 à 2017. En novembre 2016, j’ai été élue présidente du PS du Valais romand.

Née en 1965 et domiciliée en Valais, je me considère comme une humaniste et féministe. Les droits des lesbiennes font partie des droits humains. Représenter une minorité au sein de la communauté LGBT implique un engagement assidu en faveur de l’égalité, et conduit naturellement à faire naître de nouvelles vocations pour garder en ligne de mire et l’histoire passée et l’avenir qui se dessine pour les lesbiennes en Suisse.

C’est avec joie que je poursuivrai cet engagement, en collaboration avec la nouvelle secrétaire générale, ceci afin de maintenir la représentation des romandes au sein de la LOS.

 

Journée internationale contre la lesbo, l’homo et la trans*phobie

L’organisation suisse des lesbiennes LOS souhaite cette année, à l’occasion de la journée internationale contre la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie, donner un signal positif à l’égard des familles bienveillantes.

Chaque enfant doit pouvoir trouver au sein de sa famille l’appui et le repspect nécessaires à son développement harmonieux. L’accueil d’un enfant ne devrait pas dépendre de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.

Pour transmettre un message positif envers les familles qui ont « accepté » leur enfant tel qu’il est, nous avons souhaité marquer l’anniversaire d’une association partenaire de LOS, fels. L’association fels, parents et amis d’enfants homosexuel-les, fête ses 20 ans d’existence. Fels s’engage depuis deux décennies pour l’acceptation des enfants lesbiennes ou gays, propose également une information et une écoute privilégiée aux parents et à toute personne concernée par l’homosexualité d’un enfant, d’un ami ou d’un proche.

La LOS souhaite cette année, pour ce 17 mai, exprimer sa reconnaissance et son respect envers toutes les personnes qui ont su ouvrir leur cœur sans jugement, accepter leurs enfants tels qu’ils-elles sont, et les accompagner lors des épreuves de la vie. La lesbophobie, l’homophobie et la transphobie ne sont hélas pas éradiquées, loin s’en faut. Pour un-e enfant, la famille est un refuge inestimable, une barrière protectrice contre toutes les formes de discrimination, de harcèlement ou d’exclusion.

Nous espérons que la politique et la société soutiendront à l’avenir aussi les familles dans toutes leurs diversités, et faciliteront ainsi l’égalité au sein des familles, pour que chaque enfant soit aimé sans différence, qu’elle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre.

AG – Communiqué de presse

L’organisation suisse des lesbiennes a tenu son assemblée générale à Berne, ce samedi 29 avril.

Le comité en fonction a été réélu sans opposition, Theres Bachofen, Maya Burkhalter et Domenica Priore se sont présentées pour une nouvelle année de co-présidence.

Trois autres co-présidentes avaient démissionné de leur fonction en février à la suite d’un désaccord interne et ne se représentaient pas.

Le secrétariat général est assuré depuis 2013 par Barbara Lanthemann.

L’organisation suisse des lesbiennes a été fondée en 1989 et compte mille membres individuelles ainsi que 28 associations régionales de toute la Suisse. Elle ne reçoit aucune subvention de l’Etat et fonctionne uniquement grâce aux cotisations et dons de ses sympathisant-es. Le secrétariat général est assuré par un poste à 90%, les co-présidentes sont bénévoles. Les difficultés financières rencontrées ces dernières années ont amené la LOS à renoncer à un bureau fixe, d’autres mesures d’économie devront être trouvées pour répondre aux défis qui s’annoncent nombreux et compliqués.

Lors de cette AG, il a beaucoup été question de l’image et de la ligne politique à donner à la LOS pour ces prochaines années. Le nouveau logo créé début 2017 a notamment été soumis à de vives critiques, ainsi que l’inclusion volontaires de femmes* qui, selon quelques anciennes adhérentes de l’organisation, s’écarte de la ligne directrice des statuts. Tout comme d’autres organisations, la LOS a opté pour une plus grande ouverture en faveur des femmes bisexuelles, trans* et envers celles qui ne souhaitent pas s’identifier à une quelconque identité ou orientation. Cette évolution n’a pas convaincu certains membres qui estiment que ce faisant, la LOS n’est plus assez représentative des intérêts des femmes lesbiennes.
Suite au vote concernant le nouveau logo, qui a finalement été validé par une courte majorité des femmes et des organisations présentes, une proposition en vue d’un dialogue constructif a été soumise par le comité et plébiscitée par l’AG. Un symposium sera organisé après la pause estivale et réunira la présidence, le secrétariat général ainsi que les membres pour une réflexion commune, qui devra notamment permettre de clarifier les orientations politiques futures de l’organisation.

Outre les points traités usuellement lors de l’AG, la LOS avait invité la présidente de l’association Pro Single Schweiz, Sylvia Locher, ainsi que Johanna Egli, membre des activistes, collectif féministe zurichois à l’origine de quelques actions militantes originales ces derniers mois.

La CAJ-N propose de lutter contre les discriminations fondées sur l’orientation et l’identité sexuelles

Vendredi, 03 février 2017 15h45 – Communiqué de presse

LA CAJ-N PROPOSE DE LUTTER CONTRE LES DISCRIMINATIONS FONDÉES SUR L’ORIENTATION ET L’IDENTITÉ SEXUELLES

La Commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N) a choisi une option de mise en œuvre concernant l’initiative parlementaire 13.407 (Iv.pa. Reynard. Lutter contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle). Elle a donné le mandat à l’administration de préparer un projet de modification de loi qui rendra punissable les discriminations fondées non seulement sur l’orientation sexuelle mais aussi sur l’identité sexuelle.

La commission a examiné les options d’application de l’initiative parlementaire, à laquelle les deux commissions avaient donné suite. La commission a décidé par 15 voix contre 9 et 1 abstention d’ajouter les critères de l’orientation sexuelle ainsi que de l’identité sexuelle à l’article 261bis du Code pénal. Elle a ainsi décidé d’aller plus loin que ce que demande l’initiative qui n’évoque que l’orientation sexuelle. La commission considère qu’il est important de lutter contre les discriminations liées à ces deux critères. Elle estime également qu’il est nécessaire d’anticiper et d’appliquer les recommandations faites sur le plan international. Elle relève que cela a déjà été introduit dans certains pays voisins. Une proposition de classer l’initiative parlementaire a été refusée par la commission par 13 voix contre 10 et 2 abstentions. La commission considère en effet qu’il existe un besoin de légiférer et d’introduire ces critères dans la norme pénale. Elle relève par ailleurs que l’option proposée est adéquate. Une minorité de la commission propose quant à elle de classer l’initiative parlementaire. Elle estime en effet que la proposition va trop loin et que cela ne résout pas les problèmes liés à la discrimination. Elle évoque également la mise en danger de la liberté d’expression face à une telle norme. La minorité de la commission critique enfin la teneur du texte et les problèmes d’interprétations quant aux termes d’orientation sexuelle et d’identité sexuelle.